Il ne se veut ni un guide pédagogique de l'utilisation d'Internet à l'école primaire ni une introduction au système d'exploitation Linux. De nombreux ouvrages traitent de cela. On se reportera utilement à la bibliographie. Il s'agit ici de montrer quelles utilisations peuvent être faites de ce système d'exploitation dans nos établissements scolaires. Il est tout à fait possible d'équiper les écoles avec le système d'exploitation Linux1.2, Linux remplissant avantageusement aussi bien le rôle de serveur d'un parc de machines hétéroclites, du dernier PIII au vieux 386, de Windows 3.11 à Windows 98, en passant par des Mac, que le rôle de station de travail bureautique.
La parenthèse historique ouverte par la guerre commerciale entre les différentes marques d'Unix (Rick Moen, 17 novembre 1999, in << la crainte de la divergence >>) et leur multitude de versions incompatibles se referme sous l'effet conjugué du formidable déploiement des Unix libres (FreeBSD, NetBSD, OpenBSD) en général, dont Linux en particulier, et des limitations originelles des systèmes basés sur le DOS.
L'informatique sans Microsoft, c'est non seulement possible mais également nécessaire, dès maintenant.
Le choix d'un sytème informatique ou système d'information n'est pas neutre. Il ne peut s'agir d'un choix purement technique, voire de commodité ou, au pire, de routine. Même si bien des critères entrent en jeu, il s'agit bien, en dernier lieu, d'un choix politique reposant sur la question de savoir s'il est acceptable, d'une part, d'enchaîner les établissements scolaires aux systèmes informatiques d'une multinationale qui vise un << contrôle total sur toute forme de transmission et de traitement de l'information, dans l'éducation, dans les transactions, dans les nouveaux et les vieux media, jusque dans l'intimité de notre vie privée >> (Roberto Di Cosmo , Piège dans le cyberespace) et, d'autre part, de rentrer dans la spirale des coûteuses et régulières mises à jour qui n'ont d'autre but que de relancer l'industrie logicielle.
Au plus haut niveau de l'État, l'enjeu a été clairement
saisi. L'accord-cadre signé entre l'Association
francophone des utilisateurs de Linux et des logiciels
libres
et le Ministère de
l'Éducation nationale, le 28 octobre 1998, en constitue une
illustration. Dans son discours prononcé le 28 août dernier à Hourtin,
le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie, Dominique
STRAUSS-KAHN , a déclaré veiller<< avec nos partenaires européens, à
ce qu'une offre pluraliste soit possible, pour éviter tout monopole,
ou toute tentation hégémonique, préjudiciable à un développement
harmonieux de la société de l'information. >>, précisant ensuite :
<< N'oublions pas la révolution apportée par Internet et qu'illustre
l'importance croissante des logiciels libres comme Linux. >> Enfin, la
proposition de loi des sénateurs LAFFITTE, CABANEL et
TRÉGOUËT, vise à généraliser dans l'administration l'usage
d'Internet en général et des logiciels libres en particulier.
Je suis instituteur à l'école élémentaire Raymond Queneau à
Coudekerque-Branche. J'utilise Linux depuis novembre 1998, en
particulier pour ma préparation de classe. Je n'ai pas fait d'études
en Informatique et je ne suis pas non plus programmeur, quoiqu'il n'y
ait pas d'âge pour apprendre... Ces pages
ont bien évidemment été écrites sous ce vrai système
d'exploitation à l'aide de
logiciels libres fournis dans toute distribution digne de
ce nom : GNU-EMACS 1.3, LATEX 1.4,
XFIG 1.5
et GIMP1.6.
Ce document peut être téléchargé sur mon site internet dans les formats suivants : .ps.gz, .pdf.gz, .pdf.zip. Une version << en ligne >> au format html est également consultable.